13 Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l'hospitalité.
Nous vivons dans une société où les horaires de travail sont longs. Nous vivons dans une société très active. Ceux qui travaillent à l’extérieur, même dans notre ville (ou peut-être surtout dans notre ville), travaillent bien plus de 40 heures par semaine pour subvenir aux besoins de leur famille. C’est une culture et une société difficiles à vivre à cause de cela. Ceux qui travaillent à domicile ou restent à la maison sont occupés à conduire leurs enfants d’une activité à l’autre. La question se pose au sein de l’Église : qui a le temps de pratiquer l’hospitalité? Qui a le temps de tisser des liens au sein de l’Église au milieu de cette vie trépidante? Nous le comprenons. L’Église est très occupée, les gens travaillent de longues heures, et les emplois du temps actuels compliquent les choses pour les membres de l’Église. Et lorsque nous voyons cet impératif (ce commandement) de pratiquer l’hospitalité, il devient difficile pour les familles et les individus de réserver du temps pour le faire.
Il fut un temps où l’Église, malgré des emplois du temps chargés, pratiquait l’hospitalité. Parce que Jésus commande l’hospitalité à son Église. Dans un livre que j’ai lu sur l’hospitalité, intitulé Meditations on Friendship and Hospitality (Méditations sur l’amitié et l’hospitalité), l’auteur dit :
« Autrefois, nous nous attendions naturellement à un traitement chrétien bienveillant et nous l’obtenions généralement. Nous aurions été choqués de ne pas le recevoir. Aujourd’hui, le monde est très différent et chaque fois que quelqu’un reçoit de la gentillesse de la part d’un inconnu, il est émerveillé. »
Vous voyez, les choses ont été complètement bouleversées, car l’hospitalité ne fait plus partie des activités normales de l’Église. Alors, qu’est-ce qui est au cœur de ces difficultés rencontrées par l’Église pour pratiquer l’hospitalité? Un autre auteur qui écrit sur l’hospitalité dit :
Au fond, nous sommes tous égoïstes et l’égoïsme est le plus grand ennemi de l’hospitalité. Nous ne voulons pas être dérangés. Nous ne voulons pas partager notre intimité ou notre temps avec les autres. Nous sommes obnubilés par notre confort personnel. Nous voulons être libres de vaquer à nos occupations sans ingérence ni souci des besoins des autres. Nous ne voulons pas assumer la responsabilité ni le travail que l’hospitalité exige. Nous sommes avides et ne voulons pas partager notre nourriture, notre maison ou notre argent.1
Nathan Eshelman
9 Exercez l'hospitalité les uns envers les autres, sans murmures.