1. 1 Pierre 4:9 (NEG79)
  2. Applications

L’hospitalité, personnelle mais aussi organisée

1 Pierre 4:9 (NEG79)

9 Exercez l'hospitalité les uns envers les autres, sans murmures.

Romains 12:13 (NEG79)

13 Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l'hospitalité.

Le service de l’Église comporte un aspect d’hospitalité – l’hospitalité comme reflet de la miséricorde de Jésus-Christ. Le mot « hospitalité » en grec signifie « celui qui aime les étrangers », et à l’origine, l’idée d’hospitalité est que l’on serve ceux que l’on ne connaît pas. Cependant, dans le Nouveau Testament, l’hospitalité a pris un sens plus large pour inclure ceux que l’on connaît. Nous l’avons vu dans 1 Pierre 1:1–5:14 et dans l’épître aux Romains. Paul exhorte à exercer l’hospitalité les uns envers les autres. Il y a une connaissance mutuelle lorsque cette hospitalité est vécue et manifestée au sein du peuple de Dieu.

Le Nouveau Testament accorde une grande importance à la pratique de l’hospitalité. Cette importance est telle qu’elle est devenue l’un des indicateurs de la présence du Seigneur Jésus au sein d’une Église. L’hospitalité est devenue, en quelque sorte, une marque de l’Église dans l’Ancien Testament. Je sais que, d’un point de vue théologique, nous ne considérons pas l’hospitalité comme une marque de l’Église, mais pour les membres de l’Église primitive, leur amour les uns pour les autres et le reflet de cet amour dans l’hospitalité qu’ils manifestaient étaient un signe de l’œuvre de Jésus-Christ au milieu d’eux.

Il s’agit là d’une hospitalité au niveau d’une personne à l’autre ou entre familles. Il existe également des aspects de l’hospitalité qui doivent être organisés dans la vie de l’Église. Et ceux-ci relèvent du rôle des diacres. Je peux vous donner quelques exemples tirés de notre propre Église. Un courriel a été envoyé pour demander que l’on conduise un pasteur invité et son épouse à l’aéroport et qu’on les y ramène. Lorsqu’ils ont appelé, ils ont dit : « Nous aimerions utiliser le dortoir. » Le dortoir est pour nous un moyen de manifester l’hospitalité en tant qu’Église. Il s’agit donc d’une fonction d’hospitalité de l’Église. Lorsque cette fonction d’hospitalité de l’Église est organisée, elle relève de l’autorité du diaconat, car elle touche à la fois à la miséricorde et aux aspects matériels de l’Église. Un autre exemple : récemment, deux mères de notre assemblée ont chacune donné naissance à un enfant. La manière dont nous les avons servies, en tant qu’Église, a été de leur fournir des repas. L’organisation de ce service s’est faite en partie par le diaconat, en tant que ministère du service ou de l’hospitalité envers ceux que nous aimons. C’est quelque chose qui doit être organisé, car si chaque personne ou chaque famille, le dimanche suivant la naissance, décidait d’apporter un repas, il y aurait vingt repas en un seul jour et rien pour les semaines suivantes.

Cela montre donc que l’hospitalité est quelque chose qui doit être organisé. Elle doit être pensée de manière réfléchie et structurée dans la vie de l’Église. En effet, l’hospitalité a le pouvoir d’amener les gens à s’intéresser à l’Église et de rendre visible notre ministère; elle nous permet de nous aimer les uns les autres et de mettre en pratique cet appel à l’hospitalité qui incombe à l’Église.1

Nathan Eshelman