1. 1 Corinthiens 6:20 (NEG79)
  2. Applications

L’enseignement biblique sur le travail

1 Corinthiens 6:20 (NEG79)

20 Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.

1 Corinthiens 10:31 (NEG79)

31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.

Éphésiens 5:16 (NEG79)

16 rachetez le temps, car les jours sont mauvais.

2 Timothée 3:16–17 (NEG79)

16 Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice,

1 Pierre 3:15 (NEG79)

15 Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur,étant toujours prêts à vous défendre avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous,

Pourquoi devrions-nous nous préoccuper de l’enseignement de la Bible concernant le travail — qu’il s’agisse de ce que l’on pourrait appeler notre travail préparatoire, ou d’un travail domestique ou rémunéré? Je souhaite répondre à cette question et vous donner une justification quant à la raison pour laquelle nous devrions prendre en compte l’enseignement de la Bible. Il existe plusieurs éléments majeurs de la vérité biblique qui entrent en jeu dans une doctrine et une pratique du travail centrées sur Dieu et qui lui rendent gloire.

Une première réponse à la question — pourquoi nous préoccuper de l’enseignement de la Bible? — peut être donnée en citant 1 Corinthiens 6:20, qui dit : « vous ne vous appartenez point à vous-mêmes […] car vous avez été rachetés à un grand prix. » Nous pouvons également répondre en citant 1 Corinthiens 10:31 : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. » Ces textes montrent que les revendications du Christ sur nos vies sont globales et vastes. Elles ne sont ni compartimentées ni limitées, en ce sens que la foi chrétienne n’est pas une philosophie abstraite et spéculative à vivre uniquement dans le domaine du mystique et de la méditation, mais plutôt une révélation divine qui s’est manifestée dans l’histoire et qui concerne la vie quotidienne des hommes et des femmes. Puisqu’il en est ainsi, si nous professons Christ, nous avons l’obligation de nous soumettre à lui dans tous les aspects de notre vie — dans notre personne, dans notre conduite, dans l’usage de nos talents et de nos biens. Nous lui appartenons et nous devons vivre pour sa gloire, quel que soit le domaine de notre conduite. Son autorité s’applique sans distinction. Sa gloire est notre but dans tout ce que nous faisons, pensons et disons — et cela inclut notre travail.

Encore une fois, pourquoi nous consacrer à l’enseignement de la Bible concernant notre travail? Permettez-moi de répondre d’une autre manière, en vous renvoyant à Éphésiens 5:16 — parce qu’il nous est demandé de « racheter le temps », c’est-à-dire de tirer le meilleur parti de notre temps. Il nous est demandé de saisir notre temps; de l’utiliser avec sagesse, de manière réfléchie et productive. Et quelle grande partie de notre temps est consacrée chaque jour au travail! Nous investissons chaque jour beaucoup de temps et d’efforts dans notre travail. Nous devons assurément avoir le désir de faire plus que simplement y consacrer du temps. Nous devons assurément désirer adopter des attitudes qui nous permettent d’aborder notre travail comme quelque chose de plus qu’un mal nécessaire; quelque chose de plus qu’une corvée qu’il faut tolérer pour simplement recevoir un salaire; quelque chose de plus qu’un ennui qui n’est qu’un moyen de parvenir à des loisirs. Assurément, le travail occupant une part si importante de notre temps et la Bible nous exhortant à être des utilisateurs sages et productifs de notre temps, à racheter le temps, il doit exister des enseignements qui nous permettront de travailler de manière à plaire à Dieu et à tirer de notre travail le sens et la satisfaction qu’il y voit. Notre travail n’est pas du temps perdu. Notre travail n’échappe pas à la gestion du temps que Dieu exige de nous.

Encore une fois, pourquoi accorder une telle attention, en guise d’introduction, à l’enseignement biblique sur le travail? Comme troisième réponse, je cite 2 Timothée 3:16–17 : « Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile […] afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. » L’ensemble de l’Écriture contient de nombreuses révélations liées à notre travail. Le fait que l’Écriture aborde notre travail exige que l’on prenne en considération son enseignement.

Une dernière réponse à la question — pourquoi consacrer quelques minutes à ce que la Bible enseigne sur le travail? — je la donne d’une quatrième manière, en m’appuyant sur 1 Pierre 3:15. Ce texte expose ce que j’en suis venu à appeler la pratique normative de l’évangélisation : « Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous ». Tel est le devoir évangélique contenu dans le verset que je viens de citer, un devoir qui incombe à tout homme et à toute femme en Christ, sans distinction. Il existe certaines dimensions de l’évangélisation à propos desquelles une telle affirmation ne peut ni ne doit être faite. Mais ici, dans 1 Pierre 3:15, nous avons un devoir d’évangélisation qui est une obligation pour tout chrétien. L’essentiel de ce devoir est le suivant : c’est la providence divine qui utilise la vie vécue selon Dieu des chrétiens afin de susciter, dans l’esprit d’un non-croyant, la question : qu’est-ce qui vous anime? Pour susciter dans l’esprit du non-croyant le désir de demander raison de l’espérance qui est en vous. Dans le contexte de 1 Pierre 3:1–22, les non-croyants étaient tellement intrigués par la manière dont les chrétiens réagissaient et géraient les maltraitances et les souffrances non provoqués, que certains ont apparemment été amenés à s’interroger sur l’espérance qui était en eux, grâce à l’exemple d’une vie sainte démontrée dans la pratique. Le fait est que, de temps à autre, la providence amène les non-convertis à ce que l’on pourrait appeler des rencontres naturelles avec les convertis.

À cet égard, peu de domaines de la vie quotidienne offrent autant de possibilités pour que cela se produise que notre travail. Qu’il soit rémunéré ou domestique — alors que la pratique du travail a peut-être, dans certains milieux, dégénéré en une activité déplorable, presque mercenaire —, il existe pour le chrétien une merveilleuse occasion, en vivant une théologie biblique du travail, d’apporter l’Évangile aux perdus. Non pas en volant le temps de notre employeur pour utiliser nos heures de travail à présenter verbalement l’Évangile, mais plutôt en travaillant avec une attitude et d’une manière qui témoignent que nous sommes distinctement différents, qui témoignent de la seigneurie du Christ dans notre cœur.

Dans la providence de Dieu, alors que des non-croyants travaillent avec nous, qu’ils font des affaires avec nous, qu’ils profitent des biens et des services qui sont le fruit de notre labeur, ils remarquent qu’il y a quelque chose de différent dans notre vie. Ils remarquent peut-être des attitudes de bonne humeur, de bonne volonté, de service, une gratitude vis-à-vis du travail que nous devons accomplir. Ils remarquent notre diligence, notre compétence, notre fiabilité, notre honnêteté sans faille. Dans la providence de Dieu, ils peuvent alors venir nous voir pour découvrir : pourquoi avez-vous manifestement cette attitude envers votre travail? Pourquoi accomplissez-vous votre travail de cette manière? Une telle question ouvre une porte à l’Évangile. Une telle question permet à l’ouvrier et à l’ouvrière chrétiens de présenter la personne et l’œuvre du Christ. C’est l’espérance qui est en moi, qui fait de moi ce que je suis.1

George McDearmon