7 Or, à chacun la manifestation de l'Esprit est donnée pour l'utilité commune.
Le troisième don de parole est celui d’encourager. Le Nouveau Testament l’appelle parfois « l’exhortation ». Il s’agit de la capacité d’aller vers un autre croyant pour le fortifier, lui communiquer courage et joie, de sorte qu’après avoir échangé avec cette personne, on en ressort soi-même édifié. C’est quelqu’un de sensible aux besoins émotionnels des autres, capable de percevoir les signaux et qui peut dire : « Cette personne ne souhaite pas me parler maintenant », ou « elle ne veut pas me parler du tout », ou encore « elle ne souhaite pas aborder ce sujet. Certaines personnes sont insensibles à ces signaux. Elles ne sont pas des personnes douées pour encourager. La personne qui est douée pour encourager est une personne sensible, capable de comprendre les autres et leurs préoccupations et capable de trouver les mots justes pour les aider. Certains des membres du peuple de Dieu les plus timides et les plus discrets sont parfois excellents pour encourager les autres. Ils savent tout simplement quoi dire, quand le dire et comment le dire.
Le reste d’entre nous sommes souvent maladroits. Nous disons ce qu’il ne faut pas dire, nous le disons de la mauvaise manière, nous le disons au mauvais moment; ou bien nous taisons ce qu’il aurait fallu dire. Il existe par contre des personnes qui ont reçu un don de Dieu. On aime les rencontrer, car on en ressort toujours meilleur après les avoir rencontrées. Elles ne nous flattent pas, elles ne nous couvrent pas de compliments. Pourtant, elles ont cette capacité de faire ressortir le meilleur des autres : fortifier les faibles, encourager les découragés, consoler ceux qui sont dans la tristesse, soutenir ceux qui traversent l’épreuve, et les remplir d’un nouveau courage et d’une vision renouvelée.
J’aime ce mot : « encourager ». C’est pourquoi il se distingue nettement de ce qu’on appelle aujourd’hui le « counseling ». En effet, une grande partie du « counseling » séculier me semble favoriser l’apitoiement sur soi, l’égocentrisme et une mentalité de victime. On incite les gens à se replier sur eux-mêmes : « Pauvre de moi! » Par contre, celui qui exhorte, celui qui encourage, remet les gens sur pied et leur permet de grandir dans la piété et et de mener une vie utile. C’est un don absolument nécessaire dans le monde d’aujourd’hui. C’est un don tout aussi indispensable dans l’Église.
Il y a tant de choses dans l’Église qui peuvent être décourageantes. Les gens disent des choses qui nous brisent le cœur. Cela nous affaiblit, épuise notre énergie et notre enthousiasme. Nous avons l’impression que notre esprit a été blessé et troublé. Et puis il y a d’autres personnes dont les paroles et la présence sont une bénédiction.
Auriez-vous peut-être le don de l’encouragement? Posez-vous la question. Pourriez-vous être un Barnabas? Pourriez-vous aller vers les autres dans l’Église et dire : « Mon ministère consiste à les aider »? « Mon ministère n’est pas de les démolir, de leur chercher leurs fautes ou de les attaquer. Mon ministère est celui du Christ : les édifier. »1
Edward Donnelly
11 Si quelqu'un parle, que ce soit comme annonçant les oracles de Dieu; si quelqu'un remplit un ministère, qu'il le remplisse selon la force que Dieu communique, afin qu'en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, à qui appartiennent la gloire et la puissance, aux siècles des siècles. Amen!