Certaines variantes textuelles ajoutent ici un mot qui modifie la traduction comme suit : « Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, [veillant sur lui], non par contrainte, mais volontairement ». Ce terme grec utilisé par Pierre apparaît à plusieurs reprises dans la Septante (la traduction grecque de l’Ancien Testament) pour décrire la manière dont Dieu veille sur (sens littéral du terme) son peuple afin de discerner ses besoins, comme doit le faire un bon berger (voir Deutéronome 11:17; Ruth 1:6; Psaume 80:14). À la suite de cette garde et cette surveillance du troupeau, le Seigneur peut accorder la prospérité ou infliger un châtiment (Exode 32:34; Jérémie 11:22; pour le Nouveau Testament, voir Luc 1:68; Luc 7:16; Jacques 1:27). C’est désormais aux anciens qu’il revient de veiller attentivement sur le troupeau et d’agir en fonction de ce qu’ils voient, afin que le troupeau dans son ensemble et chaque brebis en particulier reçoive ce qui est nécessaire, qu’il s’agisse de panser les blessés ou de ramener les égarés (Ézéchiel 34:16). Remarque : Pierre ne considère pas le fait de veiller sur le troupeau (c’est-à-dire le fait d’être un gardien) comme une tâche distincte de celle de paître le troupeau, mais comme faisant partie intégrante de celle-ci. Voir aussi 1 Pierre 2:25, où les deux termes sont utilisés pour désigner Jésus-Christ, chacun apportant une nuance supplémentaire à l’autre.
2 Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec dévouement;