Les « élus étrangers » (1 Pierre 1:1) auxquels Pierre s’adressait (et qu’il décrivait plus loin en termes élogieux dans 1 Pierre 2:9), il les caractérise maintenant comme un « troupeau », ce qui implique que les membres individuels de ce troupeau sont des brebis. La question se pose de savoir pourquoi Pierre les décrit comme des brebis plutôt que comme des vaches ou quelque autre animal (domestique). On pourrait répondre à cette question en se référant à l’utilisation par Jésus de l’analogie des brebis et du troupeau dans des passages tels que Matthieu 9:36 ou Jean 10:1–18, ou encore en évoquant des antécédents de l’Ancien Testament, tels que le Psaume 23:1–6 et Ézéchiel 34:1–31. Cela reviendrait toutefois à repousser la question, car on se demande toujours pourquoi les Écritures antérieures qualifient le peuple de Dieu de brebis et donc de troupeau. La raison en est que les brebis sont des créatures très vulnérables, dotées de très peu de moyens d’autodéfense, voire d’intuition face au danger. Bien que renouvelé par l’Esprit, le peuple de Dieu est toujours composé d’êtres humains, vulnérables aux attaques de Satan (1 Pierre 5:8), aux tentations du monde et aux passions de la chair (1 Pierre 2:11). En particulier dans le contexte de la souffrance, cette analogie est une leçon d’humilité.
2 Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec dévouement;