Le terme utilisé par Pierre (que l’on ne trouve qu’ici) associe deux mots, à savoir « d’autrui » et « surveillant ». Assemblés, ils donnent le sens suivant : surveillant d’autrui. Le contexte donne au terme une connotation négative, puisqu’il est placé aux côtés de « meurtrier », « voleur » et « malfaiteur ». Cela indique que l’ingérence est aussi répugnante à Dieu que les autres transgressions énumérées. Il est difficile de cerner la nature précise de cette transgression telle qu’elle se présentait dans le contexte des lecteurs de Pierre. Nous pouvons toutefois comprendre que le terme décrit la personne qui s’immisce dans les affaires d’autrui. Ou plus précisément (en notant le mot « surveillant »), qui s’érige en supérieur d’autrui dans ses affaires et lui dit comment faire son travail. D’où la traduction courante du terme par « s’ingérer dans les affaires d’autrui » ou « se mêler des affaires d’autrui » pour rendre l’idée d’une ingérence condescendante dans les responsabilités d’autrui. Ce terme décrit donc le comportement opposé à celui prescrit dans 1 Pierre 2:13.
15 Que personne d'entre vous, en effet, ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou pour s'être ingéré dans les affaires d'autrui.