Les commentateurs se demandent si les lecteurs de Pierre étaient juifs de naissance ou bien païens (non-juifs). Le fait que ce débat perdure veut dire qu’il est sage pour un prédicateur de ne pas prendre position publiquement à ce sujet. Il doit toutefois expliquer ce que Pierre veut dire par le mot « païens » dans ce verset. Pierre a adressé sa lettre aux « élus de la dispersion » vivant dans « le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie » (1 Pierre 1:1), toutes des régions de la province romaine de l’Asie Mineure (dans la Turquie d’aujourd’hui). L’environnement de ses lecteurs était très certainement païen, dans un tel cas. C’est dans cet environnement que Pierre a décrit ses lecteurs nés de nouveau comme étant des « étrangers et voyageurs » (1 Pierre 2:11), c’est-à-dire, un peuple en marge des habitudes de l’ensemble de la société dans laquelle il se trouvait et qui s’attirait donc les mauvais soupçons. Bien qu’ils étaient en marge de la société, ils devaient s’assurer d’avoir une conduite honorable parmi les gens avec lesquels ils vivaient en pratiquant les bonnes œuvres (1 Pierre 2:12). En employant le mot « païens », Pierre veut dire les gens qu’il avait mentionnés dans 1 Pierre 2:12. Ce sont les mêmes personnes que celles qui font souffrir les lecteurs de Pierre en réaction aux bonnes œuvres de ces derniers.
3 C'est assez, en effet, d'avoir dans le temps passé accompli la volonté des païens, en marchant dans le dérèglement, les convoitises, l'ivrognerie, les orgies, et les idolâtries criminelles.