Jésus avait averti ses disciples de ne pas pratiquer leur justice devant les autres dans le but d’être vus par eux (Matthieu 6:1). Autrement dit, les disciples ne devaient pas accompagner leurs actes de justice par des gestes ou des paroles qui attiraient l’attention sur eux-mêmes. La raison de cette recommandation était que le Père voit les œuvres et les motivations de chacun, et qu’il récompense en son temps et à sa manière. Dans le paragraphe actuel, Pierre met l’accent sur un point similaire. Le chrétien doit faire le bien, mais il n’a pas besoin de clamer haut et fort ses bonnes actions ni de se donner du mal pour expliquer pourquoi il les accomplit. Cependant, lorsqu’un non-croyant demande au chrétien une explication sur les raisons de ses actes, Pierre souligne que le chrétien doit être prêt à s’expliquer. Une telle disposition à expliquer implique que le chrétien réfléchisse délibérément par lui-même aux raisons de ses actes. Cela suppose de connaître profondément ce que le Christ a fait pour lui et de comprendre que refléter ces actes de grâce constitue la vocation du chrétien.
Au milieu d’une souffrance (injustifiée), le chrétien peut et même doit lever les yeux au-delà de la souffrance vers l’héritage à venir (1 Pierre 1:4). C’est un point que l’épître aux Hébreux développe en détail dans Hébreux 11:26 et Hébreux 12:2.
15 Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur,étant toujours prêts à vous défendre avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous,