Faire le bien à ceux qui nous entourent est essentiel pour le chrétien, car le Seigneur Dieu nous a fait du bien en Jésus-Christ (bien que nous ne le méritions pas). Ce principe est vrai même (et surtout!) face à la moquerie. Une société incrédule peut interpréter le fait de faire le bien en réponse à la moquerie comme un signe de faiblesse, et le chrétien peut être fortement tenté de prendre les choses en main pour remettre l’oppresseur à sa place. Cependant, la vengeance appartient au Seigneur (Deutéronome 32:35) et le chrétien est si précieux aux yeux de Dieu que Dieu a donné son Fils unique pour lui (Jean 3:16); ainsi, le chrétien n’a pas à craindre son oppresseur, mais il doit avoir confiance que le Seigneur lui apportera soulagement et justice en son temps et qu’il le soutiendra en attendant (Romains 8:32).
Faire le bien face à la moquerie vise un but : inviter l’oppresseur à se demander pourquoi le chrétien continue de faire du bien à ceux qui lui font du mal. C’est un thème récurrent dans les écrits de Pierre depuis 1 Pierre 2:11, à savoir que les non-croyants de la ville puissent être amenés à glorifier Dieu (voir 1 Pierre 2:12; 1 Pierre 3:1). Dans le paragraphe actuel, Pierre reprend cette même idée en évoquant le fait qu’ils seront « couverts de confusion ».
16 et ayant une bonne conscience, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ceux qui décrient votre bonne conduite en Christ soient couverts de confusion.