1. 1 Pierre 3:8–12 (NEG79)
  2. Applications

L’humilité, une bénédiction pour les autres

1 Pierre 3:8–12 (NEG79)

8 Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d'amour fraternel, de compassion, d'humilité.

Les chrétiens sont transformés dans leur caractère et leur conduite, au point d’attirer les maltraitances et les railleries de la part des non-croyants parmi lesquels ils vivent. Chacun des cinq adjectifs de 1 Pierre 3:8 est le prolongement des autres, culminant avec l’humilité. Cette humilité s’exprime non seulement à l’intérieur du groupe, envers les autres saints (exilés, étrangers), mais aussi à l’extérieur, envers ceux qui les calomnient. Cet esprit d’humilité relie 1 Pierre 3:8–9 et détermine l’attitude avec laquelle le chrétien doit répondre aux torts qui lui sont causés. Cette humilité ne conduit pas à la passivité (et encore moins à l’agressivité passive), mais à des actes très actifs visant à bénir celui qui l’a maltraité (Luc 6:27–28). David a eu l’occasion de rendre à Saül le mal qu’il lui avait fait (1 Samuel 24:10), mais il a plutôt cherché à bénir Saül en mettant en évidence sa folie (1 Samuel 24:11–12). Jésus-Christ est allé plus loin en priant pour ses oppresseurs (Luc 23:34), une prière à laquelle le Seigneur a répondu lorsque bon nombre de ces mêmes personnes se sont converties après la Pentecôte (Actes 2:41; Actes 4:4; Actes 6:7).

Attirer l’attention de ses lecteurs sur la situation difficile de David et sur sa confession sert à illustrer la fidélité du Seigneur qui accorde des bénédictions même dans des circonstances apparemment impossibles. David fut non seulement délivré d’Achish et finalement de Saül, mais il reçut également l’héritage qui lui avait été promis, c’est-à-dire le trône d’Israël et, en fin de compte, la paternité de Jésus-Christ. David lui-même n’a pas réussi à garder sa langue loin du mal ni à se détourner de tout mal (comme le démontrent amplement les deux livres de Samuel), mais son Fils, Jésus-Christ, y est parvenu. La justice du Christ a été imputée à David, de sorte que David a hérité de la même bénédiction éternelle promise aux lecteurs de Pierre. Ainsi, la référence au Psaume 34:1–22 est un encouragement pour les opprimés (les étrangers et les exilés qui sont maltraités et injuriés) à garder les yeux fixés sur les promesses du Seigneur.

Il est frappant de constater que Pierre conclut cette section de sa lettre (1 Pierre 2:11 – 3:12) par cet appel essentiel à l’humilité. C’est l’attitude qui caractérisait notre Sauveur lors de son arrestation, et celle que Jésus a louée et commandée (Matthieu 5:5).