La tentation de se fondre dans la société environnante (au lieu d’être manifestement des étrangers et des exilés) fait partie du combat spirituel que le diable mène (avec l’aide de notre chair) pour détruire nos âmes. De la même manière que remettre un enfant déjà né dans le ventre maternel le tuerait, vivre comme si l’on n’était pas né de nouveau (c’est-à-dire non pas comme un étranger ou un exilé) tuerait notre âme.
Immédiatement après l’entrée du péché, le Seigneur avait établi une distinction entre la descendance de la femme et celle du serpent, une distinction marquée par l’hostilité ou « l’inimitié » (Genèse 3:15). Le concept d’étrangers et d’exilés trouve son origine dans cette hostilité voulue par Dieu. Dans l’histoire de la doctrine, cette hostilité est connue sous le nom d’antithèse. Elle est alimentée par la haine du serpent (Satan) envers Dieu et envers la déclaration de triomphe de Dieu sur le serpent (Genèse 3:15 : « Celle-ci t’écrasera la tête ») et renforcée par la victoire de la postérité de la femme sur la croix (Colossiens 2:15; Apocalypse 12:9). La célébration actuelle du pluralisme est fondamentalement un déni de cette inimitié.
11 Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme.